En 2025, KuriOz et le collectif d’associations étudiantes Entr’action se sont associés pour accompagner un groupe d’étudiant·es de Poitiers dans la réalisation d’un événement au moment du Festival des Solidarités.
Pour cela, une collaboration a également été nouée avec le laboratoire Migr’Inter afin d’impliquer des étudiant·es issu·es de ce cursus.

L’ECSI, de quoi parle-t-on ?

Une des premières étapes du projet a consisté à faire découvrir l’Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale (ECSI) aux personnes souhaitant s’impliquer dans l’action.
Plusieurs temps de formation ont été animés afin de faire vivre des outils d’ECSI et présenter les grands principes méthodologiques. Au menu : pas en avant sur les inégalités d’accès aux droits fondamentaux, jeu des chaises version plateau, jeu d’association d’images pour débattre de l’acceptation d’un point de vue différent. Pour approfondir la réflexion thématique, deux expositions ritimo ont également été affichées : « Partir pour être solidaire » et « Halte aux préjugés sur les migrations ! ».
Ces temps de formation ont aussi été l’occasion de poser les premiers éléments de cadrage : objectifs, calendrier.
Une fois la phase de transmission terminée, ce sont les étudiant·es qui ont choisi les animations pour leur événement. Trois temps ont été organisés : deux temps de porteur de paroles et une soirée.

Selon vous, qu’est-ce que la solidarité en un mot ?

Le format « porteur de paroles » consiste à aller vers des personnes en leur proposant une question pour recueillir leur avis, leur point de vue.
Les étudiant·es impliqué·es dans le projet ont décidé de faire des panneaux « C’est quoi la solidarité en un mot pour vous ? » et de les remplir de post-it avec les réponses d’autres étudiant·es du campus. Pour cela, le groupe a choisi d’animer son porteur de paroles sur deux pauses déjeuner, à une semaine d’intervalle. Et pour solliciter un maximum de personnes, iels se sont réparti·es en 4 sous-groupes. Chaque sous-groupe est allé vers des bâtiments différents afin d’avoir les points de vue d’étudiant·es dans des cursus différents : Lettres, Droit, Sciences humaines, Médecine, etc.

Ainsi, le mot « entraide » est très largement ressorti (31 post-its). Les mots « ensemble/vivre ensemble », « partage », « unité/union », et « soutien/ soutenir » arrivent ensuite avec respectivement 19, 18, 16 et 15 post-its. Au total, ce sont 237 personnes qui ont participé à ce porteur de paroles grâce à l’enthousiasme et la motivation de la quinzaine d’étudiant·es impliqué·es dans le projet. parcours migrant cimade

La solidarité internationale au cœur de la Maison des Étudiants

Ces porteurs de paroles n’étaient qu’une mise en bouche. Ils ont servi à annoncer la soirée du 27 novembre, organisée à la Maison des Étudiants.
Lors de cette soirée, plusieurs temps ont été animés, toujours selon les choix des étudiant·es impliqué·es.
Débat mouvant, Pas en avant avec uniquement des personnages étudiants, Parcours de migrant·es de la Cimade et stand sur certaines cultures d’Amérique latine ont été brillamment organisés ! Avec musiques de différents pays et apéro pour la convivialité. L’exposition « Halte aux préjugés sur les migrations » de ritimo était également affichée. expo ritimo migration
Une trentaine de personnes (en plus de la quinzaine d’organisateur·ices) se sont ainsi retrouvées notamment pour :
– débattre de certains biais de l’aide internationale
– mieux comprendre la vie quotidienne des personnes migrantes
– prendre conscience de la diversité des sources d’inégalités entre étudiant·es.

Qu’en pense celles et ceux qui y ont participé ?

« Travailler sur ce projet de solidarité internationale a été une expérience qui m’a vraiment marquée. Le travail d’équipe m’a appris beaucoup, notamment sur l’importance de la collaboration et de l’adaptabilité face à des défis divers. En collaborant avec d’autres, j’ai compris que la solidarité ne se limite pas à l’aide matérielle, mais qu’elle passe aussi par l’écoute, le respect et l’échange. Enfin, en travaillant autour de la notion de solidarité internationale, j’ai remis en question certaines de mes connaissances et eu la chance de découvrir des réalités auxquelles je n’avais pas forcément pensé avant. L’ensemble de notre travail m’a beaucoup appris sur la manière dont on peut réellement contribuer à un changement par le monde associatif et m’a donné envie de poursuivre dans cette voie. » Marie Terzian Benichou, étudiante Migr’Inter.

« J’ai rejoint le projet en cours de route, sans vraiment mesurer tout ce qu’il allait m’apporter. Pourtant, cette expérience a été pour moi une véritable source d’apprentissage, tant sur le plan personnel que collectif.
Travailler aux côtés d’une équipe dynamique, engagée et consciente des enjeux de la solidarité internationale a été une richesse immense. La diversité de nos parcours et de nos sensibilités a nourri nos échanges et m’a permis d’élargir ma manière de voir et de comprendre le sujet.
Aller à la rencontre des étudiants des différentes facultés représentait au départ un véritable défi pour moi. J’appréhendais cette prise de parole et le fait d’aborder un sujet aussi vaste que la solidarité. Mais très vite, la curiosité, les questions et l’intérêt sincère des étudiants m’ont donné confiance.
Au-delà des connaissances acquises, j’ai gagné en ouverture d’esprit. Cette expérience m’a permis de comprendre que la solidarité n’a pas une seule définition mais aussi que c’est une valeur à vivre et à transmettre », Mame Binetou Gaye, coordinatrice de MAEVA

« La semaine du projet « Étudiant.es & solidaires » a été une plus-value à mes expériences de travailler en équipe notamment avec des personnes de différents background. J’ai aimé la dynamique, l’implication des uns et des autres sur plusieurs activités qui ont été organisées.
J’ai vécu un moment très spécial de travail en coopération et de prise de décisions collégiales.
Une fois encore ce projet m’a rappelé ce qu’est d’être un Leader, les défis et les traits caractéristiques à posséder : la patience, la maitrise de soi (équilibre).
L’exécution de l’activité ‘Speed dating culturel’ c’est une réelle preuve qu’on peut réussir tout ce qu’on veut faire si on s’y mettre vraiment. Ce projet fait partie des éléments qui m’ont permis d’être ERE _Étudiant Relais Égalité.
Je dirai que cette expérience m’a montré combien travailler avec des personnes aux parcours différents peut enrichir ma façon de collaborer et de m’adapter. J’ai compris que l’engagement de chacun, même lorsqu’il est inégal, fait vraiment la différence dans la réussite d’un projet. J’ai aussi découvert que le leadership demande de la patience, de la maîtrise de soi et la capacité à prendre des décisions, parfois seul, parfois avec le groupe. Participer activement à des activités comme le « Speed dating culturel » m’a prouvé que lorsqu’on s’investit pleinement, on peut atteindre nos objectifs. Enfin, ce projet m’a préparé et motivé pour assumer des responsabilités, comme mon rôle d’ERE (Étudiant relais égalité). », Kossivi Prosper Agbona, étudiant en Master Langues, littérature et civilisations étrangères.

——————————

Cette action s’inscrit dans la mission STRECSI de KuriOz (Structure Ressource en Éducation à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale), soutenue par

Logos ISI Fonjep

logo Région      Logo ville de Poitiers