Canicules à répétition, incendies et méga-feux, orages violents et même une tornade, c’est le bilan anxiogène d’un été en France, qui n’est sans doute que le début d’une longue série.

Première phrase de cet article pas tout à fait comme les autres, et déjà l’éco-anxiété piétine toutes mes autres émotions !

Qu’on y soit sensibilisé·e ou pas, le changement climatique a frappé à notre porte cet été. Il s’est invité dans les médias, même les plus réfractaires à parler d’écologie. Il s’est glissé dans les conversations de comptoirs, autant que dans des conférences scientifiques pointues, dans les mouvements citoyens, et dans les diverses organisations politiques. Dans nos regards horrifiés devant l’image des incendies en Gironde, dans nos gouttes de sueurs et de découragement face à la 5ème vague de canicule en trois mois.
Et puis, écrit en gras sur une photo de forêt en proie aux flammes « Nous vivons l’été le plus froid du reste de notre vie ». Ce serait glaçant s’il ne faisait pas aussi chaud dans mon logement option « passoire thermique ».

Alors que faire, face Ă  cet amoncellement de catastrophes qui ruissellent aussi vite que nos glaciers fondent ?

On fait ce qu’on peut ! On achète des climatiseurs, parce qu’on est bien obligĂ©s de juste essayer de survivre Ă  cette fournaise… On entend les climatosceptiques retourner leurs vestes et accuser les Ă©colos (Grrrr !).
On parle d’adaptation climatique, comme si le mieux à espérer c’était de s’adapter à ces catastrophes… et pas d’essayer de les ralentir.

Mais ce n’est pas l’écologie qui est punitive, c’est l’inaction.

Pas facile de se débarrasser de notre anxiété et de laisser la place à des espoirs nouveaux.
C’est pourtant ce qu’on essaye de faire à KuriOz depuis toutes ces années.

Plutôt que d’imaginer le pire, imaginons le mieux.

Et si imaginer le mieux, Ă©tait notre meilleure chance ? C’est un sacrĂ© dĂ©fi qui nous attend, mais nous ne cesserons jamais de chercher Ă  l’atteindre. Quand nous intervenons en milieu scolaire pour parler du climat, nous veillons Ă  le faire sans plonger les Ă©lèves dans l’ocĂ©an de la fatalitĂ©. Ainsi, dans chacune de nos sĂ©ances un temps consĂ©quent est consacrĂ© aux actions possibles. Nous mettons en lumière tous ceux et celles qui au quotidien essayent dĂ©jĂ  de bâtir un monde meilleur. Et puis, nous amenons chacun·e Ă  imaginer le mieux. Parce qu’imaginer le mieux, c’est laisser de la place Ă  de nouvelles solutions.

Prendre le temps d’admirer les progrès en cours, et surtout, surtout, dessiner de nouveaux futurs désirables. Faisons grande place à nos utopies réalistes, à nos projets ambitieux pour une transition écologique, sociale et solidaire.

Si le temps des grands·es explorateurs·rices de la Terre est révolu, alors, inventons le temps des grands·es explorateurs·rices des possibles ! Devenons des inventeurs·rices de solutions basse-consommation, des traceurs et traceuses de chemins de la sobriété heureuse, des conteurs et des conteuses de nos utopies réalistes.

Il n’y pas de petits gestes, quand on est des millions à le faire !

Alors, et si on contrait l’éco-anxiĂ©tĂ© par l’éco-inventivitĂ© ?Â